mardi 29 janvier 2008

Maria MONTESSORI

Biographie:


Maria Montessori, née à Chiaravalle près d'Ancône le 31 août 1870 et morte au Pays-Bas le 6 mai 1952, est un médecin et une pédagogue italienne. Elle est internationalement connue pour la méthode pédagogique qui porte son nom, la pédagogie Montessori.
Elle est issue d'une famille bourgeoise. Son père était un militaire. Bien qu'élevée avec des règles de discipline très strictes, sa mère, très proche, respectait sa liberté.
Ses parents souhaitent pour elle une carrière d'enseignante.

En 1884, Maria éprouve un très grand intérêt pour les mathématiques. Elle intègre alors une école technique pour garçons, y découvre la biologie et décide de devenir médecin. Elle réussit à s'inscrire à la faculté de médecine et à décrocher une bourse. De nombreuses personnes de son entourage, tant familial et qu'universitaire, la critiquent et se montrent hostiles envers elle.

En 1896, Maria Montessori devient la première femme médecin italienne. Elle travaillera pendant dix ans en psychiatrie. C'est là qu'elle découvre que les enfants dits « débiles »
n'ont aucun jeu à leur disposition, alors qu'ils ont besoin d'actions pour progresser ;
ont besoin de leurs mains pour développer leur intelligence.
Parallèlement, elle découvre les recherches de deux médecins français : Édouard Seguin et Jean Itard, à savoir les travaux sur les sourds-muets et les écrits sur Victor, l'enfant sauvage de l'Aveyron.
Elle dit alors, en parlant des enfants débiles (au sens médical) : « J'eus l'intuition que le problème de ces déficients était moins d'ordre médical que pédagogique... Je faisais un rapport d'éducation morale ».
Peu de temps après, elle crée une école d'orthophonie. Elle y forme des enseignants et leur fait prendre conscience de l'importance de l'observation : « observer et non juger ».

En 1901, elle commence à s'intéresser aux enfants « normaux ». Elle entreprend des études de psychologie et de philosophie. En 1906, tournant dans sa vie, elle s'occupe d'enfants normaux d'âge préscolaire, pour lesquels elle va créer sa méthode pédagogique.
La création de la première Maison des enfants (Casa dei bambini) a lieu en 1907 dans le quartier populaire de San Lorenzo à Rome.
En 1936, le gouvernement italien fasciste condamne et proscrit les principes montessoriens : il s'en suit la fermeture de toutes les écoles Montessori. Maria quitte l'Italie et s'installe en Espagne. La venue de Franco détruit ses plans. Elle s'installe alors en Hollande et y crée l'Association Montessori internationale.

En 1952, elle retourne en Europe, tout d'abord en Italie qui la réhabilite, mais elle préfère s'installer aux Pays-Bas, où elle décède la même année à l'âge de 82 ans.
On retiendra de Maria Montessori qu'elle était une femme de caractère. Dans l'Italie catholique des années 1900, elle est devenue médecin contre l'avis de tous et a éduqué un enfant conçu hors mariage. C'était aussi une femme de cœur qui a su rompre avec les préjugés adultes qui étouffaient l'enfant.
Le fils de Maria Montessori, Mario, continue l'œuvre de celle-ci

John Dewey

Il a enseigné à l'Université de Chicago, où il dirigeait le département de philosophie, de psychologie et d'éducation. Il y a fondé une école expérimentale,dite "école laboratoire de Chicago".
De 1896 à 1904, il ouvre et dirige un laboratoire d'études sur la psychologie appliquée pour mieux comprendre la pédagogie, science appliquée de la psychologie.
En Russie, de 1900 à 1930, ses travaux seront étudiés et repris.


Ses idées:
Dewey est principalement influencé par Hegel, qui est tout sauf pragmatiste. Il doit également beaucoup à Charles Darwin. Ses idées politiques et sociales sont proches du socialisme.
Dewey considère l'esprit humain comme un instrument qui continue d'évoluer et qui permet à l'homme de s'adapter à son milieu. Grâce au langage et à l'éducation, l'individu s'enrichit des expériences de vie d'autres personnes et d'autres époques. Néanmoins, les connaissances doivent toujours s'enraciner dans l'expérience et l'action de la personne. Il condamne donc l'enseignement purement verbal.
Il affirme que c'est la nature et la culture qui influencent l'homme. Selon lui, les besoins de l'homme dépendent de sa constitution biologique (par exemple, boire, manger et se déplacer). Tandis qu'il progresse, le reste est influencé par des facteurs externes, tels que la culture, les coutumes et l'organisation sociale. Ces idées seront appuyées par les découvertes archéologiques de l'époque.
Dewey ne voit pas la guerre comme faisant partie de la nature humaine, ceci pour la simple raison que la compassion en fait également partie. Ces deux natures s'annuleraient donc. Il croit plutôt que la guerre résulte de l'organisation sociale, la culture, etc. Il propose de canaliser au besoin le besoin de combattre dans des aventures favorables à l'homme.

L'éducation nouvelle

Définition:
L'éducation nouvelle est un courant pédagogique qui défend le principe d'une participation active des individus à leur propre formation. Elle déclare que l'apprentissage, avant d'être une accumulation de connaissances, doit avant tout être un facteur de progrès global de la personne. Pour cela, il faut partir de ses centres d'intérêt et s'efforcer de susciter l'esprit d'exploration et de coopération : c'est le principe des méthodes actives. Elle prône une éducation globale, accordant une importance égale aux différents domaines éducatifs : intellectuels et artistiques, mais également physiques, manuels et sociaux. L'apprentissage de la vie sociale est considéré comme essentiel.


Principes:
L'éducation nouvelle s'appuie sur les principes de la pédagogie active et la confiance dans les ressources propres à chacun. Elle prône un apprentissage à partir du réel et du libre choix des activités. Les différents pédagogues de ce mouvement expriment de diverses manières cette nécessité de favoriser l'expérience personnelle : pour John Dewey, on apprend en faisant (« Learning by doing »), Freinet lui fait écho en parlant de tâtonnement expérimental. Decroly estime qu'il faut partir des centres d'intérêts,Cependant, l'éducation nouvelle ne se limite pas à un enseignement par des méthodes actives venant se substituer à l'enseignement magistral. Elle estime que l'éducation ne peut isoler l'enseignement des matières académiques des autres champs de l'éducatif, et attache une importance égale à tous les domaines : intellectuels, artistiques, mais également physiques, manuels et sociaux. C'est une éducation globale, où est important le milieu de vie élaboré par l'école.L'apprentissage de la vie sociale est essentiel : depuis le « self-government »de Summerhill aux conseils coopératifs de la pédagogie institutionnelle, le respect de l'enfant implique qu'il soit partie prenante des règlements qui régissent sa vie.Cette pédagogie a été historiquement expérimentée dans des lieux où les enfants vivaient en permanence : orphelinats ou internats. Adolphe Ferrière estimait en 1919 qu'une école nouvelle était nécessairement un internat situé à la campagne. La mixité y était également considérée comme un point indispensable.De nos jours, pour atteindre ces mêmes objectifs, elle associe étroitement les parents à la vie de l'école

Pourquoi ce sujet?

Nous sommes deux étudiants en licence Sciences de l'éducation à l'Institut Supérieur de Pédagogie sur Paris. Notre projet professionnel est de travailler dans l'enseignement.
A partir des cours reçus nous avons découvert et étudié différentes formes de pédagogies. Nous nous sommes alors attardés sur les travaux de certains pédagogues.
Les pédagogies nouvelles adoptées par Montessori, Dewey, Frenet...nous semblent fort intéressantes. Dans notre blog, nous ne ferons pas un travail exhaustif sur les pédagogies nouvelles, nous nous contenterons de citer quelques grands de ces pédagogues et de donner le contenu de leurs idées.